Les mobilités scientifiques offertes par les IEA européens

Une opportunité à saisir !
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Les mobilités scientifiques offertes par les IEA européens
Chapo

Les IEA sont des acteurs majeurs de la mobilité européenne en SHS. Par la qualité des fellowships proposés, les IEA européens offrent des opportunités de premier plan pour les chercheurs et enseignants-chercheurs français souhaitant acquérir une mobilité scientifique dans l’espace européen de la recherche tout en bénéficiant d’un environnement scientifique international et interdisciplinaire

Les programmes d’invitation concernent les chercheurs à différents stades de leur carrière, des chercheurs post-doctorants aux professeurs et scientifiques les plus reconnus. Les critères de sélection pour les fellowships sont l’excellence scientifique individuelle et le caractère innovant du projet de recherche proposé. Les conditions d’invitation incluent le versement d’une indemnité, la prise en charge d’un logement et un appui scientifique individuel.

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Estimation du volume d’accueil des IEA européens

Au niveau européen, les mobilités pour l’année académique 2020-2021 des 36 IEA européens étudiés s’élèvent à plus de 4 000 mois-chercheurs et concerne plus de 500 chercheurs. Ce volume, très significatif, est inférieur de 30 % par rapport aux années précédentes (de l’ordre de 6 000 mois-chercheurs), la crise sanitaire ayant impacté les programmes d’invitation internationale des instituts européens.

En 2020-2021, 31% de ces mobilités ont une durée de trois à cinq mois (soit un semestre académique), 60 % entre six et douze mois et 9 % une durée supérieure à une année académique.

Si la plupart des mobilités sont effectuées à titre individuel, les mobilités groupées ou collectives sur une thématique pré-annoncée représentent plus de 800 mois-chercheurs, soit 19,7 % du volume d’invitation, avec les trois IEA actifs dans ce domaine (Bielefeld, Jérusalem et Oslo).

L’Allemagne offre plus de 1.000 mois-chercheurs, soit 24,4 % de l’offre européenne avec 117 fellows accueillis dans les sept instituts de Bielefeld, Berlin, Constance, Delmenhorst, Fribourg, Hambourg et Munich, suivie du Royaume-Uni (Cambridge, Durham, Édimbourg, Exeter, Londres), des Pays Bas (Amsterdam) et des pays scandinaves (Uppsala-Suède, Helsinki et Turku en Finlande, Oslo en Norvège).

Participation française aux résidences scientifiques des IEA européens

Sur 495 fellows accueillis en 2020-2021, 29 chercheurs sont de nationalité française (5,9 %). Lorsque l’appartenance institutionnelle des chercheurs invités est prise en considération, seuls 21 chercheurs sont affiliés à des établissements de l’ESR français (4,2 %). Cette part est faible comparée à celle obtenue par l’Allemagne ou le Royaume-Uni, sans parler des chercheurs actifs aux États-Unis qui sont les premiers bénéficiaires des politiques européennes d’invitation avec 17,6 % du total (soit 87 chercheurs).

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Si l’on neutralise les effets d’invitation des chercheurs de nationalité académique autochtone, la part par les chercheurs actifs dans des établissements de l’ESR français est inférieure à 100 mois-chercheurs (pour 14 chercheurs accueillis), soit 3,1 % du volume global de mois-chercheurs disponibles pour les chercheurs internationaux. Un calcul similaire pour les chercheurs actifs dans les établissements britanniques et allemands révèle une part respective de 8,5 % et de 7,6 %, loin derrière les États-Unis qui occupent entre un cinquième et un quart des résidences scientifiques proposées par les IEA européens.

Si la France atteignait la même part que nos concurrents britanniques ou allemands, le volume de mois-chercheurs dont bénéficieraient les chercheurs français dans les IEA européens atteindrait 250 à 275 mois-chercheurs pour une année académique comparable à l’année de référence (2021-2022). Dans le cadre du déploiement « normal » des politiques d’invitation des IEA européens, le volume de mois-chercheurs dont les chercheurs français pourraient bénéficier s’élève à 350-400 mois-chercheurs.

Rappelons les trois avantages de la mobilité dans les IEA européens :

  1. Immersion dans des instituts ayant un grand savoir-faire en matière de dialogue interdisciplinaire dans le cadre de communautés scientifiques internationalisées
  2. Possibilité d’accueil pour un semestre ou une année académique avec une prise en charge complète (rémunération, voyages, hébergement).
  3. Procédures de sélection scientifique transparentes et supervisées par des conseils scientifiques de haut niveau

 

Pour saisir ces opportunités, retrouvez toutes les informations concernant les appels à candidature des IEA sur fund┋it:

- Instituts d'études avancées français

- Instituts d'études avancées étrangers

 

Cette analyse a été réalisée grâce à des données inédites collectées par Matthieu Abgrall et Olivier Bouin (RFIEA).

Date
2021-10-12
Thème
Profils d'institution